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Koklaya

CARRE MARCHE SLOWCOSMETIQUE
Beauté naturelle,  Soins du corps,  Soins du visage

Marché Slow Cosmétique à Paris : découvertes artisanales

En octobre 2019, le mouvement Slow Cosmétique a organisé une campagne de communication pour mettre en lumière des artisans belges lauréats de la Mention Slow Cosmétique, avec un accent particulier sur la cosmétique wallonne. Le samedi 19 octobre, je suis allée découvrir le Marché Slow Cosmétique à Paris, un rendez-vous chaleureux où se croisaient savons à froid, huiles végétales, soins solides, accessoires lavables et échanges passionnés avec les créateurs.

En tant qu’ambassadrice Slow Cosmétique, j’ai également assisté au déjeuner presse animé par Julien Kaibeck, fondateur du mouvement. L’objectif était simple : valoriser des marques artisanales qui défendent une cosmétique plus écologique, plus éthique et plus transparente, sans discours miracle ni promesse excessive.

Cet article est donc un retour d’expérience sur cet événement de 2019. Certaines références, formulations ou disponibilités ont pu évoluer depuis : pensez toujours à vérifier les informations directement auprès des marques avant achat, surtout si vous avez une peau réactive, des allergies connues ou des besoins spécifiques.

Pourquoi ce Marché Slow Cosmétique était intéressant

Ce type de marché a quelque chose de précieux : il permet de rencontrer les personnes derrière les produits. Au-delà des jolies étiquettes, on découvre des parcours, des choix de formulation, une manière de sourcer les ingrédients et une vision plus responsable de la beauté.

La Slow Cosmétique, dans l’esprit, invite à consommer moins mais mieux : privilégier des compositions plus lisibles, des produits utiles, des gestes simples, des artisans engagés et une approche plus sobre du soin. Cela ne veut pas dire qu’un produit convient à tout le monde, ni qu’il faut tout changer du jour au lendemain. L’idée est plutôt de faire des choix plus conscients, à son rythme.

Les 5 découvertes wallonnes mises à l’honneur

Lors du déjeuner presse, une sélection de cinq produits wallons nous a été présentée. Chacun illustrait à sa façon une facette de la cosmétique artisanale : savon à froid, huile végétale, soin de bain, dentifrice naturel ou démarche familiale.

Sativa Métissé de Kari’T Care : un savon surgras au lait d’avoine et chanvre

Sativa Métissé, de Kari’T Care, est un savon surgras au lait d’avoine enrichi en huile de chanvre. La marque raconte l’histoire d’un couple belgo-béninois qui a créé un atelier familial de cosmétiques naturels et de savons à froid fabriqués artisanalement en Wallonie.

Ce type de savon plaît souvent aux personnes qui recherchent un geste de toilette plus simple, avec une formule saponifiée à froid et une approche artisanale. Comme toujours avec les savons, il est préférable d’observer la réaction de sa peau, notamment si elle est très sèche, sensible ou sujette aux inconforts.

Fan de carottes de L’Arbre à Savon : un savon exfoliant à la carotte

Fan de carottes, de L’Arbre à Savon, est présenté comme un savon exfoliant à la carotte, pensé notamment pour les peaux matures. La marque wallonne propose une gamme large : savons, shampoings, dentifrices, déodorants, savon à barbe, savon de ménage et baumes pour toute la famille.

Un savon exfoliant peut être agréable pour lisser la peau ponctuellement, mais il ne convient pas forcément à tous les épidermes. Sur une peau irritée, fragilisée ou très réactive, mieux vaut espacer l’usage, tester doucement et éviter les frottements trop appuyés.

L’huile végétale de chanvre Bioflore : un soin simple pour les peaux en manque de confort

L’huile végétale bio de chanvre de Bioflore faisait aussi partie des découvertes. Dans une routine automne-hiver, ce type d’huile végétale peut apporter une sensation de confort aux peaux sèches ou tiraillées, en complément d’une routine douce.

J’aime particulièrement l’idée des huiles végétales brutes ou peu transformées : elles sont polyvalentes, souvent économiques à l’usage et permettent de revenir à des gestes très simples. Une petite quantité suffit généralement, à appliquer sur peau légèrement humide ou après une lotion, selon les besoins.

Rayon de soleil de La Bulle de Maryse : un lait de bain effervescent aux huiles essentielles

Rayon de soleil, de La Bulle de Maryse, est un lait de bain effervescent aux huiles essentielles. J’ai pu échanger avec le couple à l’origine de la marque, et leur passion pour les ingrédients naturels transparaissait dans leur discours.

J’ai également testé un baume corps de la marque : la texture était généreuse, très enveloppante, avec une petite quantité suffisante pour masser une grande zone. C’est typiquement le genre de produit qui invite à ralentir et à transformer l’application en vrai moment de soin.

Petite prudence toutefois : les huiles essentielles ne sont pas anodines et ne conviennent pas à tout le monde. En cas de grossesse, d’allaitement, d’usage chez l’enfant, d’asthme, d’allergies, de traitement en cours ou de doute, il est préférable de demander conseil à un professionnel qualifié et de suivre les précautions de la marque.

Le dentifrice Jadys : une formule naturelle menthe poivrée et tea tree

Jadys Cosmetics présentait un dentifrice naturel à la menthe poivrée et au tea tree. La marque belge met en avant une fabrication à la main et des ingrédients d’origine naturelle, avec une volonté de revenir à l’essentiel.

Les dentifrices naturels séduisent de plus en plus, notamment dans les routines zéro déchet ou minimalistes. Pour autant, l’hygiène bucco-dentaire reste un sujet à traiter avec sérieux : en cas de douleurs, saignements, sensibilité importante ou pathologie dentaire, un dentifrice ne remplace jamais l’avis d’un chirurgien-dentiste.

Les autres belles découvertes du marché

Après le déjeuner, j’ai pris le temps de parcourir les stands et d’échanger avec d’autres artisans présents. Voici les produits et marques qui ont particulièrement retenu mon attention.

Cocoriz de La Savonnerie du Nouveau Monde : un masque cheveux à préparer soi-même

Cocoriz, de La Savonnerie du Nouveau Monde, est un masque cheveux multi-usages aux actifs de riz et de coco. Le principe m’a beaucoup plu : on plonge le petit galet dans de l’eau chaude pour obtenir une préparation capillaire à appliquer.

J’ai aimé la dimension à la fois ludique et slow de ce produit : moins d’eau transportée, un format compact, un rituel à préparer au moment de l’utilisation. La créatrice dégageait aussi une très belle énergie, avec une approche inspirée par des recettes familiales transmises par sa maman.

Les lingettes lavables Mademoiselle Papillonne Couture

Mademoiselle Papillonne Couture proposait des lingettes lavables, du linge de bain et d’autres accessoires textiles réutilisables. Les lingettes étaient très douces au toucher, avec des modèles adaptés au démaquillage ou au retrait des masques.

C’est un petit geste simple pour réduire les déchets dans la salle de bain, à condition de les entretenir correctement : lavage régulier, séchage complet et rotation suffisante pour éviter de réutiliser un coton sale sur le visage.

L’huile d’argan Simplement Argan

Simplement Argan mettait en avant une huile d’argan issue de la coopérative Bouzamma au Maroc. La marque évoquait également son travail autour de l’huile d’olive, avec des oliviers cultivés en Italie pour certains savons et soins.

L’huile d’argan est un grand classique des routines naturelles : quelques gouttes peuvent s’utiliser sur le visage, le corps, les cheveux ou les pointes, selon la texture recherchée. Comme pour toutes les huiles végétales, mieux vaut commencer par une petite quantité et adapter selon le ressenti.

Le crayon qui se plante de la distillerie De Saint-Hilaire

Petit clin d’œil original sur le marché : un crayon qui se plante, offert par la distillerie De Saint-Hilaire. Une fois le crayon terminé, on peut le planter pour faire pousser de la menthe.

La distillerie, installée au cœur de l’Auvergne, propose aussi des produits autour de la beauté, de l’aromathérapie et de la gemmothérapie. Sur ces univers, la prudence reste importante : toutes les plantes et huiles essentielles ne conviennent pas à tous les profils.

Le savon karité et calendula de Kari’T Care

J’ai également découvert le savon karité et calendula de Kari’T Care. Il m’a été présenté comme un savon pensé pour les peaux sensibles.

Le karité et le calendula sont souvent appréciés dans les soins doux, mais une peau sensible peut réagir à de nombreux facteurs : parfum, huiles essentielles, frottement, eau calcaire, changement de routine. L’idéal est donc d’introduire un nouveau produit progressivement, sans multiplier les nouveautés en même temps.

Le dentifrice solide Lamazuna

Lamazuna, marque bien connue de l’univers zéro déchet, présentait notamment un dentifrice solide à la sauge et au citron, vegan et fabriqué en France. J’utilisais déjà certains accessoires de la marque, comme leurs brosses à dents ou oriculis, mais je n’avais pas encore testé ce dentifrice solide à ce moment-là.

Le format solide est intéressant pour limiter les emballages et alléger la trousse de toilette. Il demande parfois un petit temps d’adaptation, notamment si l’on vient d’un dentifrice classique très moussant.

Le shampooing solide Lamazuna

Autre découverte chez Lamazuna : un shampooing solide destiné aux cheveux secs. Les shampooings solides peuvent être pratiques, économiques à l’usage et faciles à transporter.

Le point important est de choisir une formule adaptée à son cuir chevelu, pas seulement à ses longueurs. Si le cuir chevelu tiraille, gratte ou regraisse très vite après un changement de shampooing, il peut être utile de revenir à une routine plus simple et d’observer ce qui convient réellement.

L’huile de bourrache de Daniel Rouillard

J’ai aussi retrouvé l’huile de bourrache de Daniel Rouillard, lauréat Slow Cosmétique 2018. L’article original mentionnait son travail de culture, de récolte et de pression de bourrache et d’onagre.

Les huiles végétales comme la bourrache ou l’onagre sont souvent intégrées aux routines de soin des peaux matures ou inconfortables. Elles restent toutefois sensibles à l’oxydation : il faut bien refermer le flacon, respecter les conseils de conservation de la marque et éviter de les garder trop longtemps après ouverture.

Le baume démaquillant MakeSenz au karité et cacao

MakeSenz présentait un baume démaquillant au beurre de karité et cacao. Sa créatrice, Sophie Trenteseaux, défendait une cosmétique authentique, loin des promesses miracles, avec une volonté d’accompagner et de respecter la peau.

Le baume démaquillant est un geste que j’aime particulièrement dans une routine slow : il permet de masser le visage, de dissoudre le maquillage et les impuretés grasses, puis de rincer ou retirer délicatement avec un linge adapté. Sur peau sujette aux imperfections ou très sensible, on veille simplement à choisir une texture bien tolérée et à ne pas frotter.

Le savon surgras L’Esperluète

L’Esperluète proposait une gamme de savons de soin et de cosmétiques artisanaux, naturels et certifiés bio. La marque mettait en avant un sourcing attentif des ingrédients, avec un engagement auprès de ses producteurs, et une préférence pour le bio, le naturel, le local ou le commerce équitable lorsque c’est possible.

C’est une démarche que j’apprécie dans la cosmétique artisanale : savoir d’où viennent les matières premières, comprendre pourquoi elles ont été choisies et donner du sens à un produit du quotidien.

L’huile d’amande des Cévennes Oden

Chez Oden, j’ai découvert l’huile d’amande des Cévennes, présentée comme une huile douceur pour les peaux sensibles. J’ai aussi pu sentir et tester une nouveauté de la marque : une huile démaquillante à la pâquerette, dont la texture m’avait semblé très agréable.

L’huile d’amande est un basique intéressant pour les peaux qui recherchent du confort, à condition de bien la tolérer. Les personnes allergiques aux fruits à coque ou sujettes aux réactions cutanées doivent rester prudentes et vérifier la composition avant utilisation.

Ce que ce marché raconte de la beauté slow

Au-delà de la liste de produits, ce marché m’a rappelé pourquoi j’aime autant rencontrer les artisans. La beauté slow n’est pas seulement une question de composition : c’est aussi une manière de penser le produit, son utilité, son emballage, son impact, son prix juste et sa place dans notre quotidien.

On peut retenir plusieurs idées concrètes :

  • Choisir moins de produits, mais mieux ciblés, pour éviter d’accumuler des soins qui se périment dans la salle de bain.
  • Lire les compositions avec curiosité, sans chercher la perfection absolue ni céder à la peur des ingrédients.
  • Privilégier les formats durables ou rechargeables quand ils correspondent vraiment à nos usages.
  • Demander conseil aux marques, surtout pour les peaux sensibles, les huiles essentielles ou les usages spécifiques.
  • Tester progressivement : un nouveau produit à la fois, pour mieux comprendre ce que la peau apprécie.

Mes conseils avant d’acheter un soin naturel ou artisanal

Un produit naturel n’est pas automatiquement adapté à tout le monde. Avant d’acheter, surtout lors d’un marché ou d’un salon où l’enthousiasme peut vite nous emporter, je conseille de prendre quelques minutes pour vérifier :

  • la liste complète des ingrédients ;
  • la présence éventuelle d’huiles essentielles ou d’allergènes parfumants ;
  • le type de peau ou de cheveux auquel le produit est destiné ;
  • les conseils d’utilisation et de conservation ;
  • la durée d’utilisation après ouverture ;
  • la cohérence entre le produit et vos vrais besoins du moment.

Et surtout, il n’est pas nécessaire de révolutionner toute sa salle de bain en une seule fois. La démarche slow est beaucoup plus douce lorsqu’elle se construit petit à petit, produit après produit, en terminant d’abord ce que l’on possède déjà.

Un moment d’échanges et de belles rencontres

Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’assister à tous les ateliers et témoignages prévus, notamment celui de Marie Youpie. Mais cette journée m’a permis de revoir et de rencontrer des personnes inspirantes, bienveillantes et passionnées.

Je garde un très bon souvenir de ce Marché Slow Cosmétique à Paris : des échanges autour de la beauté responsable, des artisans accessibles, des textures à découvrir, des parfums naturels à sentir et cette impression agréable de remettre du lien humain derrière les produits de soin.

Merci à toutes les personnes croisées ce jour-là : les organisateurs, les marques présentes, les artisanes et artisans rencontrés, mais aussi celles et ceux avec qui j’ai pu partager le déjeuner presse. Ce sont ces moments-là qui donnent envie de continuer à parler de beauté naturelle avec nuance, exigence et enthousiasme.

FAQ : Marché Slow Cosmétique et beauté artisanale

Qu’est-ce qu’un produit Slow Cosmétique ?

Dans l’esprit du mouvement, un produit Slow Cosmétique s’inscrit dans une démarche plus écologique, plus raisonnable et plus transparente. Il valorise souvent des compositions plus simples, des marques engagées et une consommation plus consciente.

Un cosmétique naturel convient-il forcément aux peaux sensibles ?

Non. Même naturel, un produit peut contenir des ingrédients mal tolérés par certaines peaux, comme des parfums, des huiles essentielles ou des actifs exfoliants. Il est préférable d’introduire un nouveau soin progressivement.

Les huiles essentielles dans les cosmétiques sont-elles adaptées à tout le monde ?

Pas toujours. Les huiles essentielles demandent des précautions, notamment pendant la grossesse, l’allaitement, chez les enfants, les personnes asthmatiques, allergiques ou sous traitement. En cas de doute, demandez conseil à un professionnel qualifié.

Pourquoi rencontrer les artisans sur un marché cosmétique ?

C’est l’occasion de mieux comprendre la fabrication, le choix des ingrédients, les valeurs de la marque et les conseils d’utilisation. Cela aide à acheter de manière plus éclairée, sans se laisser guider uniquement par le packaging.

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